À table groupe

À table groupe

Quand il est temps de parler de repas chez nous, c’est toujours très compliqué. C’est difficile parce que nous avons des intolérances, des allergies, mais aussi parce que nous sommes une grande famille et que nous avons tous des goûts différents les uns des autres. 

Lorsque j’avais 18 ans j’ai fait une réaction allergique aux ananas. Depuis ce temps, j’ai exclu les ananas de mon alimentation. Il y a quelques années, j’ai aussi découvert que j’avais une intolérance au lactose, moi qui aime tant les produits laitiers. Au moins, il y a de plus en plus de produits sans lactose qui sont disponibles, ce qui fait mon grand bonheur.  

Ma fille de 12 ans quant à elle a une intolérance à l’ail. Comme on retrouve de l’ail dans presque tout, ça nous complique un peu la tâche. Au fil du temps, nous avons heureusement trouvé des solutions et plus les années passent, plus on est capable de réintégrer des produits avec de l’ail dans notre alimentation. 

Et si on commençait à prendre en considération les caprices de tous les membres de la famille, nos repas seraient vraiment ordinaires. Pizza pas de fromage, soupe pas de légumes, viande sans gras, hamburger sans condiments, pas de poisson, surtout pas de poisson, pas de tofu non plus et les œufs, vaut mieux ne pas y penser. 

Par contre, on pourrait toujours manger du pain, des pâtes blanches, des desserts et des croquettes de poulet. Mais est-ce que c’est vraiment l’alimentation que je souhaite pour ma famille…? Non, pas du tout. C’est en fait bien loin de ce que je souhaite pour mes enfants. 

Alors, j’ai décidé de prendre le temps d’observer ma famille et de trouver des stratégies pour les repas. Je me suis dit pourquoi ne pas offrir à mes enfants des légumes crus s’ils n’aiment pas les légumes cuits? Pourquoi ne pas camoufler les légumes dans la sauce ou même dans un popsicle pour que ça passe mieux? Des idées, il y en a des milliers. Des préjugés sur la façon de s’occuper de nos enfants ou de notre famille, il y en a tout autant. Donc, on prend le temps de chercher les meilleures recettes et on les adapte pour nos familles.  

Finalement, ce que j’ai à dire aux mamans qui font face aux mêmes problèmes que moi, c’est d’écouter votre cœur, de cuisiner avec plaisir et d’impliquer les membres de votre famille le plus possible lorsque vient le temps de cuisiner. Ils apprécieront d’avantage ce que vous préparez ensemble. Après tout, cuisiner, c’est une activité en soi!  

N’oubliez pas que vous n’êtes pas les seules à vivre avec la problématique des repas difficiles. Ensemble, nous pouvons nous entraider et réussir à cuisiner pour nos familles! 

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