Le deuil de la dernière grossesse

Le deuil de la dernière grossesse

Faire le deuil de la dernière grossesse

Chères mamans, je vous écris ce texte aujourd’hui, car je ressens un immense besoin de vous parler de quelque chose et je pense que d’autres mamans auront également envie de s’exprimer à leur tour sur ce sujet. Je serai ravie de pouvoir vous lire par la suite! 

Donc aujourd’hui, c’est mon cerveau qui me parle, pas mon cœur. J’aimerais avoir un autre enfant, mais c’est non. J’aurais besoin de vivre une autre grossesse, mais c’est non. Je regarde les autres mamans avec leur beau ventre rond et je voudrais que ce soit moi, mais c’est non. Je voudrais magasiner une dernière fois ces petits pyjamas, mais c’est non. Je voudrais vivre une autre fois l’allaitement, mais c’est non. 

Bien que j’aie trois enfants que j’adore plus que tout au monde, je dois me résigner à l’idée de ne plus jamais vivre de grossesses et ça, c’est dur. Je ne vivrai plus de grossesse par choix. C’est après la naissance de ma dernière fille que j’ai fait le choix de dire que je venais de vivre ma dernière grossesse. J’ai toujours voulu avoir 4 enfants, car pour moi, le chiffre 4 était parfait et ça m’aurait fait une belle famille, mais finalement, j’ai fait mon choix autrement. Après la naissance de ma dernière, je me suis rendue compte qu’avoir 4 enfants n’était pas réaliste, car je n’offrais déjà plus autant de temps de qualité à mes grands et je ne pouvais pas concevoir de négliger mes autres enfants pour mon besoin personnel d’en avoir un quatrième. C’est la raison pour laquelle au fil du temps, j’ai essayé de me convaincre que 3, c’était suffisant. Un dicton dit: « En faire moins, mais en prendre soin ». C’est donc ce que j’ai décidé de faire. Je trouve que c’est très raisonnable pour le bien-être de ma famille. 

Pour d’autres familles, le choix pourrait être différent et c’est correct aussi. Là où je veux en venir dans cet article de blog, c’est à l’étape du deuil de la grossesse. Non, je n’ai perdu aucun bébé et j’en remercie la vie, mais le fameux jour où on dit que c’est fini et qu’on ne vivra plus jamais de grossesse est aussi un deuil extrêmement difficile pour une maman. Renoncer à porter ce dernier bébé qu’on aurait tant voulu, ça fait mal. Ne pas pouvoir vivre pour une dernière fois le moment magique d’annoncer sa grossesse, c’est triste. D’autant plus qu’aujourd’hui avec les « gender reveal », n’est-ce pas plaisant d’annoncer sa grossesse ?! Je n’ai pas eu cette chance et j’aurais bien aimé l’avoir. 

Le moment des maux de cœur, je vais laisser passer par contre!

Quand on caresse notre grosse bédaine le jour et le soir puis que l’on ressent ce petit être grandir en nous, c’est sans doute la chose la plus magnifique que notre corps peut nous permettre de faire. De ne plus jamais revivre ce moment est inconcevable pour moi, et ce, même encore aujourd’hui après 4 ans de renonciation. 

 

La première fois que tu entends le cœur de ton bébé chez le docteur, c’est tellement un moment à vivre et à revivre, que quand tu sais que ça n’arrivera plus, tu deviens nostalgique. 

 

Et l’accouchement, cette fameuse journée pendant laquelle on souffre tant, mais qui est si magique qu’en bout de ligne, on veut la revivre encore et encore (évidemment, pour celles qui ont eu de beaux accouchements). Il y a de quoi être triste quand on se dit que c’était la dernière fois qu’on vivait cette magie. En plus, il ne faut pas se le cacher, quand on a les deux mains dedans, on ne se rend pas compte qu’on fait tout ça pour la dernière fois. Si je l’avais su, je crois que j’aurais été encore plus émotive. C’est quand nos enfants commencent à grandir qu’on réalise que c’est réellement fini. On ne vivra plus jamais un accouchement. 

 

En mémoire de tous ces doux moments, prendre le choix de ne plus vivre de grossesse est selon moi un deuil qu’une maman doit faire et ce, peu importe le nombre d’enfants que l’on a. 

 

En conclusion, même si un jour je risque d’avoir des petits enfants, ce ne sera pas pareil que de vivre l’expérience soi-même. 

 

Comment vous vivez ou comment avez-vous vécu ce moment, de votre côté? 

Êtes-vous comme moi, avez-vous de la difficulté à l’accepter?

 

 

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